Quatre heures d’immersion dans la peau d’un négociateur de guerre

 

Lors de ses journées d’information, l’Association Swiss Diplomacy Students Association (SDSA) avait demandé « Qu’est-ce que la diplomatie ? »

 

La réponse à cette question fondamentale dans le monde des relations internationales fut donnée aux participants d’un Workshop supervisé par Madame Decrey Warner, co-fondatrice et ancienne présidente de l’organisation Geneva Call, chercheuse associée au Centre Politique de Sécurité à Genève (GCSP) et membre du conseil  » Leaders pour la paix « .

 

«La diplomatie ce n’est pas forcément être ambassadeur ou diplomate, la diplomatie c’est aussi savoir négocier avec des groupes armés, leur donner une considération et les prendre au sérieux, savoir montrer carte blanche et accepter d’aller moins loin dans ses objectifs de départ» affirmait-elle aux participants du Workshop sur « les négociations en temps de guerre », le tout premier organisé par la SDSA.

Dans un scénario fictif, les participants sont plongés dans la peau de diplomates, rebelles, membres des forces armées ou d’ONG où ils tenteront de négocier un accord fragile sur les territoires hostiles du Nibranda, pays fictif en proie à une terrible guerre civile. Les risques encourus au siège de l’Organisation Météorologique Mondiale sont moindres, en revanche, le problème est concret et la concentration notable.

 

En effet, la situation présentée à l’assistance est similiaire à celle dont les experts du Geneva Call ont dû faire face sur le terrain. Une d’entre eux note que « il est temps pour nous de sortir de notre savoir académique et de faire travailler notre imagination, encore trop peu stimulée. » Après deux heures de réflexion, les participants sortent enrichis : les obstacles qu’ils ont rencontrés se sont transformés en challenges. Ce ne sont plus des limites mais à présent des défis à relever quelles que soient les circonstances. S’il y a une chose que les acteurs du workshop retiendront c’est bien celle-là, car c’est la condition nécessaire à tout processus diplomatique.

« Le monde est un peu sombre pour vous mais il y a plein de niches d’espoir. »

 

Tels sont les lourds mots que Mme. Decrey Warner confie aux étudiants pour clôturer cet atelier, duquel l’audience repart grandie et déterminée à continuer le précieux travail du Geneva Call qui a été fait jusqu’ici. Peut-être ce sera à eux un jour, d’aller sur le terrain.

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