Source de l'image : Wikimedia Commons 

 

Par Enrico M. Gallo

Titulaire d’un Master en Marketing

Spécialiste en Sustainabilty

Professeur European Business School 

Professeur Ecole CREA

 

 

Malgré la crise sanitaire mondiale provoquée par la pandémie, la diplomatie mondiale a continué de fonctionner. Cela a notamment été le cas pour le sommet du G20, qui a vu la Confédération y être invitée pour la première fois. Retour sur cet évènement.

La diplomatie mondiale a dû, comme tous les autres domaines d’activités, s’adapter à la pandémie de la Covid-19. Non seulement, toutes les rencontres bilatérales et multilatérales ont été annulées ou remplacées dès le printemps 2020 par des visioconférences, mais les processus de négociations internationales en cours ont été de facto suspendus, les États se concentrant sur la lutte contre cette nouvelle peste mettant à mal toutes les économies nationales comme mondiale. Il convient de rappeler en effet l’ampleur de cette crise mondiale sans précédent : plus de 55 millions de personnes infectées et 1,3 millions de morts.

La communauté internationale n’a pu coordonner les mesures sanitaires destinées à endiguer la pandémie. En Europe, l’UE a été dans l’incapacité de gérer la lutte contre la Covid-19, laissant aux pays membres le soin de se débrouiller seuls selon l’état de leur situation propre et l’organisation de leur système de santé. Les politiques sanitaires ont été menées de façon dispersées, le « chacun pour soi et Dieu pour tous » semblant être la règle observée par des États parfois pris de panique devant l’ampleur de la crise sanitaire.

Un G20 virtuel 

Un grand événement diplomatique a toutefois pu être organisé à la fin novembre 2020 de façon virtuelle : le G20 s’est réuni pendant trois jours. Organisé par l’Arabie Saoudite, les réunions des chefs d’États se sont déroulées en ligne selon un format inédit mais permettant de faire face à des défis bien réels et de développer une politique multilatérale modérée.

Le G20 a ainsi appelé à la solidarité face à la Covid-19, en particulier pour la question cruciale de l’accès aux vaccins.

Le G20 – qui regroupe notamment les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud, la Russie, l’Australie, l’Indonésie et l’Arabie Saoudite – représente les deux tiers de la population de la Terre, 80% du commerce mondial et plus de 85% de la richesse produite annuellement sur la planète.

Ce club des puissants s’est penché sur la dette des pays les moins avancés, dont plusieurs sont menacés de défaut de paiement. Le G20 avait adopté en avril un moratoire sur le paiement du service de la dette de six mois, qui court jusqu’en juin 2021. Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé un «engagement ferme» pour que ce délai de grâce soit prolongé jusqu’à fin 2021, ce qui a été admis par le G20.

Pour la première fois, la Suisse avait été invitée au sommet du G20. La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a représenté notre pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit rester la principale organisation pour lutter contre la pandémie, a-t-elle déclaré, ajoutant que «nous devons lui garantir un financement durable et prévisible». «Un système universel multilatéral efficace est primordial», a-t-elle ajouté. Car «la pandémie va continuer à dominer nos vies dans les mois à venir».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *